Consider Phlebas

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mardi 21 mai 2013

Le Diable amoureux

Dreams of youth are the regrets of maturity

Another Earth

lundi 20 mai 2013

My Blueberry Nights

mercredi 3 octobre 2012

La vie est un combat

Mon père avait coutume de dire “la vie est un combat”.

Je détestais cette formule car j’avais peur de perdre et préférais ne pas me battre, comme Gribouille qui saute dans la rivière pour se protéger de la pluie.

Je n’avais pas pris garde au mot à mot: la vie n’est ni une victoire, ni une défaite devant la mort. Elle réside dans la lutte elle-même. Rien de plus frustrant qu’un “repos du guerrier” qui se prolonge au delà de l’indispensable. Cette frustration doit réveiller l’ardeur, amener à reprendre les armes.

J’imaginais un combat isolé, alors qu’il est sans fin renouvelé, et qu’il s’engage sur tous les fronts. Je ne suis là que parce que des milliards d’êtres ont lutté avant moi, et je ne vaux que par ce que je transmets autour de moi.

Une seule chose est certaine: très peu de temps m’est accordé, je n’ai pas une seconde à moi. Il faudra rendre compte de tout ce que j’aurai gaspillé, de toutes les opportunités que j’aurais laissé passer, de toutes les potentialités que j’aurai gâchées.

Et c’est chaque jour que je manque à mes obligations, chaque minute que je faillis à ma tache. Ma dette ne cesse de croître, alors, quelle tentation de tout laisser tomber!

Ce serait oublier que l’appréciation de mes actes est encore ce qui m’appartient le moins. L’enfer est, comme on dit, pavé de bonnes intentions. Quelles erreurs ne commet-on pas tant on a hâte de se mettre la conscience en paix!

Le juste est celui dont le cœur est broyé sous le poids de sa faute.

Françoise Le Gallo, le 20 juin 2002

mercredi 31 août 2011

Addiction

Charybde
Je m'étais préparé, durement et longtemps. Je savais qu'il fallait que je sois prudent et déterminé: ces types ont de la super bonne came, on est tout de suite accroc. Mais j'avais soigneusement calculé les risques, et je pensais pouvoir résister.

Quand je suis entré, honnêtement, j'étais tranquille: aujourd'hui, je n'achète rien chez Charybde: je jette juste un œil aux nouveautés, je discute avec le taulier, peut-être même un café et puis c'est tout. Croix de bois, croix de fer, tout ça.

J'avais horriblement tord: ils ont touché du Gallmeister.

Gallmeister

mardi 30 août 2011

Farceur

Warren Ellis
Sur Twitter, question innocente (?) de Neil Gaiman, je cite "Is there a relatively innocent swear word (like a Bother! or a Bugger!) that has either a V or W in it?" Réponse de Warren Ellis : "Great Caesar's Vagina!" no wait
Mort de rire. Même si j'ai un peu honte.

Qaumaniq

Qaumaniq: Orage d'été

Qaumaniq: Orage d'été: Près de 200 photos pour seulement 10 utilisables, mais ça valait le coup ! Réalisé sans trucage (mais avec un pied). L'éclair de la dernière a fait beaucoup, beaucoup de bruit...

Une bien jolie photo de l'ami Jérôme. Pour une fois que ce n'est pas un de mes blogs. Donc beaucoup à lire là bas.

dimanche 28 août 2011

Oragée

Oragée = bordeaux et mouillé.

Oragée
Visible aussi sur Flickr

samedi 27 août 2011

The Hours

Vieille chose jolie:

Ensemble, tout est possible.

Smaligula. Il est plus petit, mais beaucoup plus méchant.

Sarko

mercredi 27 juillet 2011

Pépite: Another Earth

Octobre 2001 - (c) Fox Searchlight 2011

mardi 26 juillet 2011

Another Earth

Une fois n'est pas coutume: très joli trailer (encore que l'argument SF soit nanoscopique) pour Another Earth. Et jolie zik aussi. Donc ouais, ça peut le faire... ou pas. Très casse-gueule en tous cas.

Where the doors are moaning all day long,
Where the stairs are leaning dusk 'till dawn,

Where the windows are breathing in the light,
Where the rooms are a collection of our lives,

This is a place where I don't feel alone
This is a place that I call my home...

Warren

Un avis de Warren Ellis sur Google+, . Google+

lundi 25 juillet 2011

The Rip Tide

And this is the house where I, I feel alone, feel alone now

dimanche 24 juillet 2011

Merci

Un beau texte de Fabrice Colin comme un écho à un certain 13 mai 2011.

2011

Un accident stupide donc grave, deux procès perdus, trois décès de proches dont ma mère, une opération bâclée, une rupture sanglante. Encore quatre mois, attention il faut savoir en garder un peu pour la fin.

edit Suite à une remarque aussi judicieuse que pertinente, l'image qui se trouvait ici a été foutue à la poubelleretirée, et remplacée par cette chose très belle que si je savais prendre des photos comme celle là, ça se saurait. Le lecteur curieux de ce qu'il y avait avant peut nous envoyer deux mille euros en petites coupures usagées et sous pli DISCRET, attention hein ça craint un peu quand même.
Coucher de soleil (c) Patrick Imbert

mardi 19 juillet 2011

Escroquerie

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Si vous faites partie comme moi de l'ignare cohorte que le correcteur orthographique de Word sauve d'une humiliation quotidienne, abandonnez ici toute espérance.

Alain Le Gallo, ombrageux Rhadamanthe de l'impeccabilité grammaticale, me transmet en effet ce jour l’extrait suivant, qui filoute élégamment le naïf logiciel :

Nom, jeu n’est pat « RRTTROUVAI » ceux test que te, mets sait pas dit fissile dans réfère (denrée fer ?) hun !!! Y ah ! Cas que naître là, manne hier donc ils font queue sillonne…


Et attention hein, on parle là de Word 2010! En passant, gentil lecteur dont je devine les mirettes écarquillées, cela te fera un petit casse-tête en forme de rébus : mettras-tu moins de temps à le déchiffrer qu’Alain à le composer ?

Alain qui nous promet bientôt la contre-épreuve, plus longue à faire mais tout aussi impressionnante : un texte parfaitement grammatical qui fait hurler les correcteurs automatiques.

vendredi 18 février 2011

Mr Amateur

Une descente tranquille de Tignes, avec en accompagnement le superbe "Mr Amateur", une pépite moins connue des génies de Midlake

lundi 7 février 2011

Moebius: Transe Forme à la Fondation cartier

CMJN de base
Un mardi glacial de décembre. Il pleut à verse. Mon président vénéré ayant une obligation aussi secrète qu’incontournable, je suis donc missionné pour le remplacer à la soirée VIP organisée par la Fondation Cartier « Moebius Transe Forme » pic24520.jpg
Moebius, génie incontesté de la BD, ce qui fait que j’affronte, trempé et ravi, la noirceur du Boulevard Raspail. A la loge, mon nom est bien là, hop je suis escorté souplement dans le hall d’entrée et l’attaché de presse m’incorpore diligemment à un petit groupe nerveux de blogueurs des deux sexes

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Tout de suite un film d’animation en 3D, avec les atroces mais indispensables lunettes: « La planète Encore ». Adapté d’une bande dessinée de l’artiste, coréalisé par Moebius et Geoffrey Niquet, 8 minutes de bonheur, une bonne introduction à l’univers de Moebius, mais qui ravira les amateurs confirmés, dont je suis. Le film présente également parfaitement le thème central de l’exposition, la métamorphose. Un bel objet donc, lumineux et onirique, avec quelques fulgurances un peu troubles, qui évoquent les « yeux du chat ». Un peu court quand même. G_274_8.jpg
Retour dans le hall, ou notre hôte nous confie aux soins d’une guide parfaitement pénétrée des enjeux de sa mission. Patatras, le premier étage est envahi, elle doit modifier en catastrophe son agenda. Suit une minute de confusion amusante, qu’elle résout en nous emmenant au sous-sol, donc à l’envers du schéma habituel.

Le sous-sol

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© Photo : Olivier Ouadah

Personnellement je trouve ça bien, car du coup, on est directement plongé dans un univers crépusculaire, où des oasis brillamment colorées illustrent divers concepts et périodes du maître. Ici un bestiaire complet en petits cartouches noir et blanc (« les animaux de Mars »), là une série d’acryliques rétro éclairés montés sur hauts pilotis, quelques cristaux. FC-Vernissage-Moebius-066.jpg
© Photo : Olivier Ouadah

Sur un des murs s’expose des créatures imaginées pour les travaux préparatoires d’Abyss, méduses pilotées par des clones d’Arzach, ou un spectaculaire humanoïde tentaculaire pour le 5° élément de Besson. Sur le mur d’en face, une série de planches monte une la succession d’états d’une envahissante mutation, aussi belles que dérangeantes. Transforme.JPG
On y retrouve les thèmes et les obsessions de Moebius : la métamorphose, évidemment, mais aussi la médiation, le désert, l’interpénétration du rêve dans le réel, le mélange organique, métallique et minéral, sous l’apparence d’improbables assemblages, et dont les extraordinaires couleurs, dégradés et formes oniriques manifestent son immense talent.

Omniprésents aussi, la dualité (dont les fameuses chaussures bicolores ne sont qu’un exemple, pensez aussi à l’Incal), le personnage du chaman, avatar transparent de l’artiste, et des animaux compagnons/maîtres aussi extravagants que subtilement dérangeants. FC-Vernissage-Moebius-069.jpg
© Photo : Olivier Ouadah

La ligne Moebius est partout, sa vision aussi, impétueuse et douce à la fois, mais surtout terriblement belle.

Une heure a passé, notre guide est parfaite, un peu docte mais sachant s’adapter, et visiblement inspirée par son sujet. Il est temps de partir du début, et donc de monter au RDC, que nous avons escamoté tout à l’heure.

Le ruban de Moebius

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© Photo : Olivier Ouadah

Le premier niveau, au rez-de-chaussée donc – j’espère que vous suivez – est entièrement occupé par un ruban de Moebius. Je vous épargne, le concept, ainsi que son équivalent 3D

Sur ce ruban, les différents avatars du maître, avec les univers où ils évoluent, de Blueberry à John Difool.

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On commence par des autoportraits, notamment dans le cadre de la Déviation, où l’artiste, avec femme et enfant, s’égarait dans un univers dantesque. Beaucoup d’autodérision dans ces dessins, mais toujours un trait d’une grande fluidité, minutieux et lâche à la fois. A noter aussi les planches extraites d’Inside Moebius, où la dualité au cœur de son œuvre s’exprime dans de multiples compartiments, avec comme leitmotiv la fuite du temps.

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Plus classique, mais cher à mon cœur, Blueberry, où l’on reste fasciné par l’évolution du physique du héros, jeune premier dans les premiers albums, puis de plus en plus marqué par la vie et les passions, le jeune lieutenant idéaliste laissant la place à un héros fatigué, complexe, sensuel et animal.

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Ou Harzach, Arzak, guerrier extraterrestre voyageant sur un oiseau hybride, mi-organique, mi-mécanique qu’il passe son temps à réparer, Arzach est l’un de mes préférés, avec le Major Fatal. Peut-être parce que je l’associe aux planches follement débridées du mythique Métal Hurlant, où il parut pour la première fois en 1975.

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Dans la même veine, le Major Grubert, créateur du Garage hermétique, avec ses trois niveaux déments, comme le Désert B, absurde et jouissif. Nulle logique dans cet univers très accordé sur les phantasmes de Moebius, aussi réjouissant que déjanté.

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En collaboration avec Jodorowsky, c’est la série de l’Incal (encore la dualité, poussée ici à son paroxysme). Univers aussi pessimiste que chatoyant (la scène d’ouverture se situe à « Suicide Allée » où des foultitudes de gens d’origines multiples se suicident en masse), la série est une totale réussite, avec des personnages d’une étonnante tessiture.

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Moins ma came, enfin Stel et Atan, mais emblématique du thème central de l’exposition : Stel et Atan initialement femme et homme, changent de sexe. Le maléfique Paterne qui se dresse entre eux, est un être en changement perpétuel.

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Deux heures donc de pur enchantement. Félicitations appuyées au commissaire de l’exposition, à notre guide, aux différents organisateurs, à la Fondation Cartier et bien entendu … FC-Vernissage-Moebius-170.jpg
© Photo : Olivier Ouadah

Merci au maître lui-même, dont le travail puissant et versatile, incroyable en qualité comme en quantité, accouche sans relâche foultitude d’univers sages ou fous, délirants et oniriques, mais surtout incroyablement beaux.

Une exposition incontournable, dans un cadre magnifique. Eh, chef, je peux y retourner ?

lundi 22 novembre 2010

Bienvenue

rue Traversière

Toi que je devine donc tremblant(e) à la fois de stupéfaction et de ravissement extatique, il te faudra attendre très longtemps avant de pouvoir enfin tenir dans tes mains fébriles et potelées ravissantes les premières créations de cette usine à pépites.

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